Refléter une vérité ou s’effacer en Vérité
Je suis
Sentiment d’identité
Volonté d’exister
•
Si c’est ici que je m’établis ;
la vérité je veux l’intégrer,
me l’approprier
Au paradigme “Je suis”
la rattacher
•
L’entendement il faut le relâcher ;
dans l’immensité de l’Évidence le déposer
Mais par l’Inconnaissable comment se laisser gagner
si toujours à la conscience de soi il est corrélé ?
D’une compréhension
il faut en faire une révolution
La Vérité s’en retrouver désintégré ;
c’est à elle de vous assimiler
Alors vous serez gratifié
d’un plus Vrai que vrai
Comprendre, d’avoir culminé doit se retourner
pour dé-comprendre en résonner
C’est là son seul intérêt :
l’accompagner dans cette destinée,
traverser le mirage de l’identité
•
Le mental résiste autant qu’il le peut
à l’émergence d’une nouvelle Intelligence
Le sens, s’il sait bien l’agréger ;
toujours dans l’idée de la personne il vient le figer
C’est d’ailleurs là le rôle qu’il s’est forgé :
la personne la préserver, la représenter ;
l’idée de soi la sauvegarder
Il rêve de consistance ;
offrons-lui de la dissonance
À son point de rupture le pousser
Qu’en dernier lieu, il fasse place libre
à Cela en quoi il est vu qu’il disparaît
L’instrument de navigation, s’en détacher
après qu’il ait guidé au plus près du vrai
Que prenne le relais
Ce qui ne connaît nulle directionnalité,
nulle orientation de la pensée
•
Qu’il soit vu par personne
est une liberté qu’on ne soupçonne
“Être” continue de s’écouler
mais vous n’êtes plus là pour le supporter
•
Le langage ne sait parler que de ce qu’il connaît :
toujours les mêmes terres sont foulées
Une connaissance détenue,
lui rendre sa liberté
Que d’un révélé
ne subsiste pas quelqu’un pour se l’approprier
D’un énoncé, dénicher le présupposé
“qu’être” est notre propriété
•
Parce qu’entre nous
Qui viendrait se plaindre de ne plus avoir à porter…
L'idée qu'il y ait ;
l'idée qu'il y eut ;
ou qu’il y aura ?
De ne plus avoir à porter…
L'idée d’un Je suis ;
l’idée d’un J’étais ;
ou d’un Je serai ?